Hier soir, j’ai partagé un vrai moment de grâce au Théâtre des Sables avec mon fils de 15 ans : le Sete Sóis Kréol Band, porté par un Bernard Joron au sommet de son art, a fait vibrer la salle pendant 1h30. La voix de Gwendoline Absalon, apaisante et incarnée, a enveloppé ce voyage musical sans frontières d’une majestueuse douceur.
Ce concert m’a rappelé qu’on peut toujours tenter d’écrire le créole, mais qu’il ne se vit pleinement que dans son kozé et dans son chanté. Le Kréol Band nous a emportés de Alain Peters à Danyèl Waro, en passant par l’univers de Bernard Joron et de Gwendoline Absalon, avec jusqu’à un « Sodade » de Cesária Évora revisité en créole et en portugais. La chorale Sonn’Kèr de L’Étang-Salé, préparée par Karl Lauret, a magnifié chaque tableau. Évidence du soir : quand les voix s’assemblent, La Réunion chante le monde.
Et ils étaient près de 300 spectateurs à avoir fait le déplacement : à voir les sourires à la sortie, personne ne semblait regretter — beaucoup sont sortis visiblement enchantés.
✨ Pourquoi ce concert nous a marqués
- Cinq voix singulières qui dialoguent en créole, français, portugais…
- Un répertoire voyageur : maloya, ballades, couleurs lusophones et méditerranéennes.
- La direction sensible de Bernard Joron : sobriété, puissance, émotion.
- Une salle idéale : l’acoustique du Théâtre des Sables était réglée aux petits oignons.
🗣️ Le mot de mon fils (15 ans)
« Je savais que je n’allais pas m’ennuyer parce que j’aime bien la musique ; je ne savais pas à quoi m’attendre mais c’était vraiment bien. »
📸 En images, l’ambiance d’hier
Photos : prises sur le vif pendant le concert (Laurent / monticket.re).
👥 Les artistes sur scène
- Bernard Joron (Ousanousava) — guitare & voix ; humble sur scène, magistral dans l’instant.
- Gwendoline Absalon — si vous avez le moral dans les chaussettes, sa voix berce et réconforte incroyablement.
- Frédéric Tossem — discret à la basse, bluffant par sa présence scénique et sa voix.
- Harry Périgone — au cajón, il épate ; sa voix perce majestueusement l’atmosphère, et sa joie met l’ambiance.
- Teddy Doris — il ne chante pas, mais son trombone s’en charge : des éclats qui claquent et une présence scénique joyeuse.
- Chorale Sonn’Kèr de L’Étang-Salé — préparée par Karl Lauret, elle sublime les moments clés.
🎬 Extraits vidéo
(captations courtes, on garde la magie du live)
📝 Mon mot de la fin
Quand j’ai décidé de faire la route de Saint-André jusqu’à L’Étang-Salé ce samedi soir, c’était déjà un premier voyage. Dès les premières notes, Bernard Joron et ses quatre compères m’embarquent pour un second, et je me laisse porter. La voix de Gwendoline Absalon me submerge d’émotions dès les premières paroles de « Di amwin ». Pendant 1h30, je n’ai plus touché terre. Le moment est vraiment majestueux.
Les voix de Bernard et Gwendoline, on s’y attend presque - mais leurs interprétations nous bluffent. Puis viennent ces instants avec le bassiste Frédéric Tossem ou le percussionniste Harry Périgone qui nous scotchent. On en redemande… À quand une prochaine date, M. Joron ? Dépêchez-vous ! On est fan…
💡 Le savais-tu ?
Le projet s’inscrit dans l’esprit du Festival Sete Sóis Sete Luas, réseau imaginé par Marco Abondanza, qui relie cultures de la Méditerranée et du monde lusophone : une passerelle idéale pour faire rayonner la création réunionnaise.



