Parfait autodidacte en matière d’arts, Danny Dandin se rappelle s’être lancé corps et âmes dans la peinture alors qu’il n’était âgé que de 15 ans à peine. La découverte de ce moyen d’expression fut pour lui une révélation lorsqu’à l’adolescence, il tombe par hasard sur des revues d’arts dans lesquelles des tableaux des plus célèbres peintres du 19ème et 20ème siècle se présentent à lui pêle-mêle : Dali, Cézanne, Picasso… une émotion particulière qu’il ne sait décrire l’envahit à chaque page tournée. En 1977, âgé de 20 ans, le jeune Danny expose sa toute première toile, une reproduction de Paul Cézanne, Le garçon au gilet rouge, au syndicat d’initiative de Saint-Denis. Deux années plus tard, le musée Léon Dierx de Saint-Denis accueillera les 75 toiles du jeune homme pour une exposition qui cette fois, lui sera entièrement consacrée. Attiré par l’univers abstrait, psychédélique ; ses toiles oscillent entre réalisme et surréalisme, où l’environnement est en perpétuel mouvement et en mutation constante. Rapidement, il crée sa petite entreprise de tee-shirts à l’effigie de ses tableaux puis, est approché pour la création de visuels représentatifs de l’île de La Réunion sur des objets destinés à la vente touristique. Danny Dandin ne fera pas dans le dessin de la carte postale classique… Le volcan est représenté dans « le style Dandin », c’est-à-dire avec des formes géométriques : des carrés, des triangles et des traits plus ou moins épais et déstructurés ; idem pour le paille-en-queue. D’ailleurs, ce « style Dandin » sera même enseigné aux enfants des écoles primaires dans les années 90.

La peinture selon Dandin est une question de vision spécifique de situations de vie quotidiennes. Ce que Danny Dandin voit sur un chantier de construction de bâtiments est une grande source d’inspiration pour lui. « Les grues, les tas de ferrailles, le matériel de construction et les blocs de béton, me donnent des idées. Il y a des formes et des scènes de chantiers que je souhaite reproduire sur toiles », confie Danny Dandin avant de nous révéler le secret de son inspiration sans limites : le blues, une autre passion indissociable de son art au point où il se demande souvent laquelle des deux entraine l’autre.

Aujourd’hui, la production du soixantenaire est toujours aussi dense, entre commandes de particuliers et inspirations personnelles incompressibles, ses œuvres sont disposées ça-et-là dans son atelier même si la plupart sont déjà vendues. Ses clients sont des amateurs et collectionneurs d’arts locaux, nationaux et internationaux. Les cabinets des professions libérales sont également friands des œuvres de Danny Dandin. Les réseaux sociaux sont son unique vitrine et il parvient malgré tout à toucher un très large public de néophytes et d’amateurs aussi.

Si vous souhaitez voir les œuvres de Danny Dandin ou rencontrer l’artiste dans son atelier à Saint-Denis, n’hésitez pas à le contacter via Facebook.



