Héloïse Payet : la passion de l’illustration

Après avoir « ralé » quelques années aux beaux-arts, comme elle le dit si bien sur sa page Facebook, Héloïse Payet est aujourd’hui d’illustratrice. Affiche, roman graphique, livre jeunesse, storyboard de film… la jeune femme s’adapte à tous les supports et ses œuvres, bluffantes, vous embarquent dans son univers artistique aux influences multiples.


Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

Héloïse Payet : « J’ai beaucoup erré. Je m’étais dirigée vers une fac d’anglais que j’ai lâchée mais qui m’a permis d’entendre parler de l’École Supérieure d’Art, au Port. J’y suis restée deux ans, au bout desquels mes stéréotypes sur les beaux-arts ont pris de sacrées gifles. Il m’aurait fallu davantage de maturité, de responsabilité et surtout, un objectif précis dès le départ pour décrocher le DNA. Ma porte de sortie, ça a été l’ILOI. En termes de professionnalisation j’ai réalisé que mon domaine c’était l’image, le visuel ; pas le conceptuel de l’art contemporain. J’ai entamé mon cursus et me suis spécialisée en animation 2D. Aujourd’hui, je suis illustratrice freelance. »


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

« Elles sont diverses et variées. Je pense à des animateurs comme Milt Khal, Glen Keane, Hayao Miyazaki, Satoshi Kon ou Raman Djafari. D’autres artistes ont vraiment eu un gros impact sur ma façon de créer, des metteurs en scène comme Angelica Liddel ; des gens de la musique comme Bjork ; des artistes comme Wassily Kandinsky ou André Breton. Je lis beaucoup, je pense à Toni Morrisson, Romain Gary ou Virginie Despentes. Sans oublier les perles locales comme Vincent Fontano, Kid Kreol et Boogie, Samuel Malka, Ann Oaro ou même la dessinatrice Belly. Tous m’ont nourri à leur manière. »

Quelle(s) prestation(s) proposez-vous ?

« Mon activité principale reste l’illustration. Je peux vous accompagner sur la création du visuel de vos projets… Pochettes d’album, affiches de films/spectacles, romans graphiques, livres jeunesse, storyboarding, concept art, presskit : je sais adapter mon style. Mon objectif désormais, c’est me faire de la place en tant qu’illustratrice ici. Une auto entreprise apporte son lot de difficultés mais j’espère prospérer et pouvoir continuer à vivre de ce que j’aime faire. »